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Les 5 principes fondateurs

Quels sont les principes de la naturopathie ?

Gouttes d'eau

.La naturopathie considère l’être humain dans sa globalité. Elle le perçoit dans sa réalité plurielle et donc dans tous ses plans c’est-à-dire autant sur le plan physique ou physiologique que psycho-affectif, socio-culturel, mental, émotionnel… La naturopathie a donc une approche holistique de l’individu.

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Nous sommes un tout (corps, esprit, âme…) appartenant à un tout (système, monde, univers …) et nous ne formons qu’un. Chaque partie de ce tout, inclut l’information de la totalité et est en interaction permanente avec les autres parties. Tout est donc étroitement lié.

.La naturopathie a aussi conscience de l’existence de la force vitale qui existe en chacun de nous, celle là même qui orchestre l’ensemble de nos processus vitaux et notamment notre potentiel d’autoguérison.

Pour Hippocrate (459- 377 avant JC) « Elle est la plus puissante force de cohésion et d’action de tout ce qui existe. Cependant elle est invisible à l’œil, seul le raisonnement peut la concevoir. En effet, sans elle, rien ne prendrait naissance. Elle n’est absente de rien ; on la retrouve dans tout » (Hippocrate, Littré,641,1,2) C’est donc ce principe du vitalisme qu’Hippocrate , le père de la médecine occidentale mais aussi le père de la naturopathie évoque lorsqu’il ajoute : « La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin »

Feilles rouges

Cette notion de force vitale existe dans toutes les cultures et médecines traditionnelles.

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En effet, c’est ce que les chinois appellent le « qi », les japonais le « ki » ou les hindous le « prana ». Il y aussi le « lung » des tibétains, le « ka » des égyptiens ou encore le « rouch » des arabes et le « ruac’ch » des hébreux. Les grecs et Galien, médecin emblématique de l’antiquité l’appelait « le pneuma ». C’est également à cette énergie vitale que faisait référence Claude Bernard, le père de la médecine moderne, en parlant du principe directeur. Rudolph Steiner, fondateur de l’anthroposophie universelle, y fait référence avec ses « forces éthériques formatrices ».C’est aussi ce principe vital qu’appelait la « Dynamis » Samuel Hahnemman le père de l’homéopathie.

En d’autre terme, c’est également ce que les scientifiques ont pris coutume d’appeler aujourd’hui, l’homéostasie. L’homéostasie étant cet équilibre résultant d’un ensemble de processus qui assurent le maintien des constantes biologiques.

Nos différents maux sont donc des manifestations de notre force vitale auto-guérisseuse. Par exemple, une plaie qui cicatrise sans soin particulier ou une fracture qui se consolide sans plâtre sont des manifestations de cette force innée. De même que la diarrhée qui évacue l’élément pathogène ou la fièvre qui tente de l’éradiquer et plus largement tout ce qui sort d’un émonctoire. Hippocrate disait également «le corps fait une maladie pour se guérir»

La naturopathie considère donc la maladie comme un processus orchestré par notre corps intelligent pour l’aider à corriger une perturbation et retrouver un équilibre harmonieux. Le symptôme est un message envoyé par le corps pour signaler un déséquilibre et la maladie serait alors une réaction salutaire qui finalement tendrait à protéger la vie.

Goutte sous une feuille rouge

La naturopathie tente de décoder le symptôme, de comprendre son sens et s’attarde à en trouver l’origine. Son but n’est pas de le combattre mais d’en déterminer sa cause.

Hippocrate disait « Quand quelqu’un désire la santé, demandez lui d’abord s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors est-il possible de l’aider ».

Ce n’est qu’une fois la cause reconnue et supprimée que le symptôme disparaît et que l’on considère la personne comme guérit.

C’est le principe du causalisme que prônait déjà Hippocrate en disant « Trouvez la cause et supprimez là. Puis trouvez la cause de la cause, et supprimez là. Puis trouvez la cause de la cause de la cause, et supprimez là. ».

A noter que bien souvent les causes de nos maladies sont d’ordre psychologique. Ce que nous ne savons exprimer en mots, notre corps l’exprime en maux. La maladie c’est aussi d’ailleurs ce que nous avons du « mal à dire ».

Pétales rouges

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La médecine allopathique qui signifie étymologiquement contre la maladie ou contre le symptôme (allo= contre, pathe= la maladie mais aussi ce que l’on ressent ce qui s‘applique donc au symptôme) quant à elle, s’engage systématiquement dans un combat pour faire disparaître le symptôme sans pour autant en rechercher l’élément déclencheur.

A noter qu’on a souvent par habitude de considérer à tort la naturopathie comme une médecine douce, ce qui n’est pas le cas. Une telle médecine consisterait à utiliser des procédés naturels comme les plantes par exemples pour combattre les symptômes. Or comme on l’a dit ceci est une conception allopathique du soin, le naturopathe lui, bien qu’utilisant des méthodes exclusivement naturelles se préoccupe davantage de trouver la cause de la maladie pour la faire disparaître plutôt que d’éradiquer ses symptômes sans réfléchir.

.De plus, communément à l’ensemble des médecines naturelles traditionnelles, le symptôme en naturopathie est secondaire, la notion de terrain est essentielle.

Claude Bernard (1838-1878), considéré comme le père de la médecine moderne, en était d’ailleurs convaincu pour lui « le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ».

Champignons blancs

Lorsque les caractéristiques des liquides corporelles changent (par exemple, les urines plus acides, le sang plus oxydé que la normale…), le corps s’éloigne de l’état de pleine santé et bascule progressivement vers des terrains favorables au développement de pathologies spécifiques ( microbes, mycoses, virus, maladies dégénératives etc..)

C'est d'ailleurs ce que révèle la bioéléctronique de Vincent.

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Louis Claude Vincent (1906-1988), ingénieur hydrologue français de renom créa en 1948 après 20 années de recherches, la bioélectronique. Ce procédé utilisé des millions de fois pendant un demi-siècle par des scientifiques de tous horizons est capable d’objectiver scientifiquement la relation entre la bonne santé et les constantes physico-chimiques du sang veineux, des urines et de la salive.

En effet, nous ne faisons pas une maladie par hasard, pour naître et se développer, il lui faut un environnement propice.

 

C’est le principe de l’humorisme qui fait donc référence aux humeurs

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Notre terrain, c’est au sens large du terme ce qui nous constitue.Hippocrate faisait référence aux humeurs pour parler du terrain. Les humeurs sont dans ce contexte, non pas des états émotionnels mais, des liquides corporels .Les humeurs d’après Hippocrate étaient le sang, la lymphe, la bile et l’atrabile. Aujourd’hui, on considère plutôt le sang, la lymphe ainsi que les liquides interstitiels et cellulaires en général.

et non pas … à l’humour ! Par conséquent c’est l’encrassement de ces humeurs par des déchets mal évacués, qui va être responsable d’une perturbation du terrain et donc d’un développement favorable aux maladies.

La toxémie accumulée, c’est à dire l’ensemble des déchets produits par notre corps (les toxines) et ceux provenant de l’extérieur de l’organisme (les toxiques), issue d’un non-respect des lois de la santé, entrave le bon fonctionnement de nos cellules et de notre corps dans son intégralité.

Pour Pierre-Valentin Marchesseau (1910-1995), fondateur de la naturopathie en France, la naturopathie originelle dite orthodoxe, c’est effectivement l’unique cause des maladies.

Même le très célèbre biologiste Pasteur (1822-1895) qui pensait que la cause des pathologies était extérieure, a fini par comprendre l’importance du terrain. Il confia sur son lit de mort au Dr Renon que Claude Bernard avait raison et aurait même déclaré « Préoccupons nous davantage de savoir comment constituer des terrains normaux que d’apprendre à défendre des terrains déficients »

Antoine Bechamp (1816-1908), médecin, pharmacien et docteur en physique, contemporain et adversaire des théories de Pasteur, l’avait compris et l’enseignait déjà à ses élèves : « Avant de chercher à connaître les conditions anormales qui font la maladie, il faut connaître les conditions normales qui font la santé. »

Abeille

.Pour ce faire, le naturopathe respecte les lois de la santé en utilisant exclusivement et de manière adapté à chacun, diverses méthodes naturelles. C’est le principe de l’hygiénisme également appelé naturisme. Le praticien de santé naturopathe est donc avant tout un « écologiste de la santé »

Quelles sont les lois de la santé ?

Les lois de la santé comprennent 4 types d’hygiènes :

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